Amalgame n°33 : Ca va chauffer et il pleut des cordes, et après ?

Publié le dimanche 30 septembre 2007

Le Train déborde parfois. Sur Coxyde et La Panne, il est tombé en un demi-jour la quantité de pluie d’un mois complet. Conséquences : des dégâts aux habitations et des commerçants qui doivent interrompre leurs activités pendant plusieurs jours.
Le Gange, la Meghna débordent. Conséquences : Dix-Neuf millions d’habitants en Inde et au Bangladesh sont sans-abris, et pour tous ces citoyens du monde, se procurer de la nourriture est encore plus difficile que d’habitude.

La nature se fâche, et elle a raison ! Elle a toujours raison !
La nature est forte, pleine de vie et de créativité. Elle nous apporte tout ce dont nous avons besoin, à condition de la respecter. N’est-ce pas justement là que le bât blesse ?
Et nous, que faisons-nous ? que pouvons-nous faire ? Respecter la nature, réapprendre à vivre en bonne entente ?

Ce dont nous avons besoin pour affronter la crise écologique, c’est d’un changement des individus dans leur rapport au monde. Des solutions valables à grande échelle imposent un changement de cap au niveau politique et économique. Et ce dernier n’est lui-même possible que comme une conséquence de cette modification individuelle profonde.... Les problèmes écologiques sont en réalité l’expression d’un dysfonctionnement plus profond de notre rapport à la nature, qui s’exprime par un sentiment de déconnexion. Nous vivons la plupart du temps déconnectés du monde naturel, et ce n’est pas « normal », même si c’est la norme..... Pour renouer le contact avec la nature, il est fort probable que nous devions opérer divers changements à d’autres niveaux de notre être qui modifient qualitativement notre personne et nos rapports aux autres. Comme l’affirme le naturaliste américain Maccmillan, « Il faut sauver les condors, pas tellement parce que nous en avons besoin, mais surtout parce que pour les sauver, il nous faut développer les qualités humaines dont nous avons besoin pour nous sauver nous-mêmes ». Et c’est ce type de développement qui rend possibles les changements politiques, sociaux et économiques à grande échelle. En ce sens l’écologie est un humanisme au sens fort.... Pour cela, il est fort probable que nous devions adopter un mode de vie plus simple et plus sain, moins embourbés dans les engrenages du productivisme et du consumérisme, qui participent dans une large mesure du phénomène de déconnexion et qui mobilisent beaucoup du temps et de l’énergie de ceux qui s’y consacrent.
(Extraits de l’article de Charlotte Luyckx Verdin paru dans Le Soir du 10 Août 2007)

Ces quelques réflexions ne nous dispensent pas de l’action, mais la réflexion nous donne une orientation à l’action. Le soleil, les rivières, le vent, les marées : quatre sources inépuisables d’énergie que la nature nous prodigue et nous prodiguera encore durant de nombreux siècles à condition de la respecter. Préparons nous à tourner définitivement le dos aux énergies non renouvelables, il n’est pas trop tard, mais il est temps de décider dans ce sens. Nous observons que la tendance actuelle emboîte le pas vers d’autres décisions à courte vue : prolongation du nucléaire, recherche effrénée du gaz et du pétrole ; la banquise fond, certains en profitent pour prendre possession du sous-sol arctique, espérant exploiter les gisements de pétrole.

Sommes-nous décidés à nous réconcilier avec la nature ?

Voir le chapitre « environnement » sur le site www. chaumont-gistoux.ecolo.be

Pour la section Locale Écolo Chaumont-Gistoux
Jean-Pierre LACROIX

Amalgame n°33 - 3e trimestre 2007